Aéroport de Sion, base opérationnelle pour assurer la sécurité du WEF 2025 de Davos

Les mauvaises conditions atmosphériques régnant dans la Broye où se situe l’aérodrome militaire de Payerne ont fait que Sion, base de dégagement, sera utilisée du lundi 20 au vendredi 24 – 16h00, comme base opérationnelle pour assurer la sécurité du WEF de Davos. L’Aras n’est pas du tout satisfaite de cet état de fait et qui plus est, a été imposé sans demande préalable.

Les horaires de vols – tard dans la soirée – ainsi que les décollages au-dessus de la Ville sont insupportables pour la population du Valais Central.

Le développement de l’aviation civile et la cantonalisation de l’aéroport deviennent des objectifs incontournables et ce, dans les plus brefs délais, l’aviation civile étant nettement moins bruyante que l’aviation militaire.

Documents :

Plan d’occupation 2025 des forces aériennes – Aéroport de Sion.

Les activités des Forces Aériennes resteront toujours les mêmes en 2025.

L’aéroport de Sion est une base de dégagement pour :

  • tous les vols journaliers d’entraînement avec avions de combat,
  • les missions de police aérienne,
  • les vols de familiarisation des nouveaux pilotes,
  • les vols aux instruments effectués pour la validité des licences des contrôleurs Skyguide,
  • la surveillance du WEF du 20  au 24 janvier 2025

Ceci sera fait dans le respect des 300 mouvements convenus dans la convention Canton du Valais – Ville de Sion – DDPS.

Document :

Mise à jour de nos informations – 2024

2024 aura été une année à rebondissements.

En février, le Conseil d’Etat et la Municipalité de Sion annonçaient ensemble, la cantonalisation de l’aéroport avec la présentation de :

  • La stratégie aéronautique cantonale,
  • La société de gestion et d’exploitation de l’aéroport,
  • La loi qui la régira.

Mais coup de théâtre, le 27 mars, après seulement 15 jours de consultation, le conseiller d’Etat Christophe Darbellay annonçait, seul, l’abandon pur et simple du projet.

En juin, nouveau rebondissement : prétextant un gaspillage des ressources humaines et financières, quelques députés du Grand Conseil déposent deux motions demandant la réouverture du dossier. Celui-ci ne devrait pas être traité avant mai/juin, après les élections cantonales de mars 2025.

Les soucis de l’Aras concernant l’aéroport civil sont toujours les mêmes :

  • Les mouvements d’hélicoptères selon routes et normes en vigueur – intervention auprès de l’OFAC,
  • Les vols inutiles – avions et hélicoptères – durant et hors horaires de l’aéroport,
  • L’utilisation des GPU – Ground Power Unit – qui sont dans le tarmac ou mobiles, à la place des APU – Auxiliaire Power Unit – montés sur les jets à réaction et qui sont stridents,
  • Les normes PSIA – Plan Sectoriel des Infrastructures Aéronautiques – qui sont en cours d’écriture et nécessaires à l’établissement du règlement d’exploitation de l’aéroport.

L’aviation militaire ne crée pas trop de problèmes actuellement ; elle respecte la convention en vigueur : 300 mouvements annuels au maximum. Mais attention avec l’établissement du PSM – Plan Sectoriel Militaire – qui sera intégré dans le PSIA ; il influencera fortement les courbes de bruit et nécessitera toute notre attention.

Tous ces éléments ont été détaillés par des publications tout au long de l’année et sont résumées dans les documents ci-dessous :

Intervention auprès de l’OFAC concernant les non-respects de routes de vols par les compagnies d’hélicoptères.

L’Aras est intervenue auprès de l’OFAC concernant les non-respects de routes de vols par les compagnies d’hélicoptères. Dans sa réponse, l’OFAC demande à l’Aras de documenter les vols incriminés à savoir :

Date et heure – immatriculation – type d’appareil – compagnie, car sans ces détails, elle ne peut rien entreprendre contre les contrevenants.

L’Aras, dans son courrier de dénonciation, avait stipulé n’avoir ni les moyens, ni les outils pour effectuer ce genre de contrôle et que ce n’était pas son rôle de le faire.

Elle revient donc à la charge en rappelant cet état de fait ainsi que l’existence des organismes Skyguide et Swissguide qui peuvent respectivement signaler et documenter toute infraction commise au-dessus de l’aéroport de Sion. Ainsi à l’aide de ces données, l’OFAC pourrait intervenir à l’encontre d’un contrevenant.

Affaire à suivre !!!

Documents :

Terrain d’entente entre le DDPS et les communes riveraines de la base aérienne de Payerne.

Le développement économique de l’aérodrome qui touche de très près les communes voisines est vraiment au centre des discussions. La région a levé son opposition préventive, ce qui permettra la création d’un centre d’entraînement F-35A qui devrait offrir une quarantaine d’emplois supplémentaires à Payerne.

Le deal : aucun vol d’entraînement avec F-35A n’aura lieu les lundi matin et vendredi après-midi.

La conclusion : les Forces aériennes concentreront dans le temps le service de vol des avions de combat (4’200 mouvements annuels).

Document :