La loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion passe la rampe au Grand Conseil.

Le Grand Conseil a accepté, par 103 voix contre 24 et 2 abstentions, ce jeudi matin 12 mars, la Loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion, en une seule lecture. Cette nouvelle loi prévoit la création d’une société anonyme dont le capital appartiendrait en majorité aux collectivités publiques, avec au moins 34% détenu par l’Etat du Valais et au moins 20% détenu par la Ville de Sion.

Au lieu d’une prise en charge du déficit, l’aéroport recevrait une indemnisation pour des tâches d’intérêt public, estimée entre 3 et 6 millions par an. L’indemnité serait supportée à 70% par l’Etat du Valais, 20% par la Ville de Sion et 10% par l’ensemble des autres communes valaisannes. La participation des communes sera répartie sur le chiffre de population à raison de 50% et sur le nombre de nuitées à raison de 50%.

Les Vert.e.s ont demandent que le peuple valaisan soit obligatoirement consulté sur cette loi. Leur amendement a été refusé par 118 voix contre 9 et 1 abstention. Un référendum demeure toutefois possible, mais après la récolte des 3’000 signatures nécessaires.

L’Aras est satisfaite de ce résultat car l’aéroport de Sion doit devenir rapidement un aéroport civil fort avec une faible activité militaire ; cela permettra de faire barrière aux évolutions actuelles (avec le FA/18) et futures (avec le F-35A, dès 2028) des Forces Aériennes au sol comme dans les airs.

Documents :

Mise à jour de nos informations – 2025.

2025 fut encore une année de transition sans grand événement majeur, si ce n’est la nouvelle relance de la loi sur l’exploitation de l’Aéroport de Sion validée par le Conseil d’Etat et présentée au Grand Conseil qui la traitera en mars 2026.

Les soucis de l’Aras deviennent récurrents et ne sont toujours pas résolus :

  • Les non-respects des routes de vols par les compagnies d’hélicoptères,
  • Les vols inutiles – avions et hélicoptères – en dehors des heures d’ouverture de l’aéroport,
  • La non-utilisation des GPU – Ground Power Unit – par les jets à réaction des aviations d’affaires et civile,
  • L’écriture des normes PSIA qui permettront la réécriture du règlement d’exploitation,
  • Les évolutions de l’aviation militaire sans annonces ni justificatifs et surtout sans commentaire à la population.

Vous trouverez tous ces éléments récapitulés dans les documents ci-dessous :

Le Conseil d’État adopte la loi sur la nouvelle structure de gestion pour l’aéroport de Sion.

Le Conseil d’État propose de créer une société d’économie mixte, publique et privée, majoritairement en mains publics avec 34% pour l’État du Valais et 20% pour la Ville de Sion. Un financement annuel de Frs 3 à 6 Mios de francs sera versé selon une clé de répartition entre le Canton (70%), la Ville de Sion (20%) et l’ensemble des autres communes valaisannes (10%), en fonction de leurs population et leur capacité d’accueil touristique. Ce projet soumis au Grand Conseil sera traité par le Parlement courant 2026.

Documents :

L’aéroport de Sion, atout économique ou projet en trompe-l’œil.

Ce dernier jeudi 27 novembre, à l’initiative de la Chambre Valaisanne du Commerce, un débat organisé par AERIA+, Association Economique Romande, défenderesse d’infrastructure aéroportuaire performante, s’est déroulé dans les hangars de la société Alpark. Thème : On ne joue pas avec un aéroport.

Une table ronde animée par Florent May de Canal 9 a réuni plusieurs intervenants. Les points importants qui en sont ressortis :

  • La société de gestion mixte qui serait mise en place sera nettement plus performante et ramènera rapidement l’aéroport dans les chiffres noirs,
  • L’apport du Canton, à hauteur de 70% et des communes valaisannes, 10% (le solde de 20%, à la charge de la Municipalité de Sion) donnera une impulsion à ce projet cantonal,
  • Le tourisme et l’économie valaisanne, le secteur de l’innovation seront soutenus puisque les retombées financières sont chiffrées à hauteur de 75 millions de francs.
  • Les Verts ne sont toujours pas emballés, invoquant le surtourisme mais ne sont pas contre l’existence de l’aéroport.

Vidéo :

Document :

Quels avions dans notre ciel ?

Si la loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion ne devait pas être validée rapidement par le Grand Conseil et ensuite par le DETEC, les délais de mise en place de cette société ainsi que le transfert de concession prendraient un retard considérable. La durée de cette phase transitoire est évaluée à environ 24 mois. De plus, le mécanisme de subventionnement prévu ne s’activera que lorsque la nouvelle société détiendra effectivement la concession.

Or le contrat de 1957 et ses avenants (participation financière et nombre de mouvements annuels), entre la Municipalité de Sion et le DDPS, devront être renouvelés avant le 31.12.2026.

Que voulons-nous ? Le retour des Forces Aériennes et leur nouveau F35 dès 2028 ou une aviation civile nettement moins bruyante, plafonnée aux mouvements actuels pour l’aviation standard et quelques 1000 mouvements charters ou de ligne en supplément.

Le ratio passagers/mouvements et le bilan carbone s’en trouveraient nettement améliorés.

Les nuisances sonores et chimiques seraient réduites.

Documents :