Les 100 jours d’Aline Bovier Gantzer, directrice de l’Aéroport de Sion

Les highlights de son interview par Laurent Savary

  • « Nous sommes un aéroport international avec des règles strictes à respecter; nous ne sommes plus un champ d’aviation »
  • « Les avions de ligne présentent un potentiel. L’infrastructure permet d’accueillir au maximum six avions de 100 places par jour »
  • « J’ai plusieurs offres concrètes de compagnies aériennes mais elles veulent des garanties financières »
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Réaction de l’Aras

Le développement de l’Aéroport de Sion va dans le bon sens. Mais du bons sens, il en faudra aussi en termes politiques, avec des décisions à prendre rapidement !

Notamment : la création d’une société d’économie mixte constituée du Canton du Valais, de la Municipalité de Sion, des stations touristiques, des compagnies utilisatrices des infrastructures aéroportuaires sédunoises ainsi que des partenaires privés.

Fermeture de la Base aérienne de Sion

Le journaliste Laurent Savary prétend que le gouvernement suisse ( le Conseil Fédéral assurément ) étudie la possibilité de conserver la Base aérienne de Sion. L’Aras n’est pas convaincue du bien-fondé de cet article étant donné que, lorsque l’on consulte les données CURIA VISTA sur le site Internet de la Confédération, il est stipulé que les deux questions que vous trouverez en annexe, déposées le 17.12.2015, par le fraîchement élu Conseiller National Jean-Luc Addor, n’ont pas encore été traitées au Conseil, date : 17.02.2016. D’où sont donc tirés tous ces éléments cités dans l’article ? L’Aras se pose la question.

Mouvements de jets à réaction

Le nombre de mouvements (1 atterrissage et 1 décollage = 1 mouvement chacun) est relativement stable depuis quelques années : environ 7’000, répartis entre jets à réaction, avions à hélice (propellers) et hélicoptères. Par contre, le nombre de « touch and go » est clairement en augmentation et n’est pas recensé parmi ces mouvements. Il est dû à la phase de transition PC21 -> FA/18 pour les apprentis pilotes qui doivent connaître toutes les bases aériennes de Suisse.

De nouvelles possibilités de développement sont offertes à notre aéroport civil !!!!

Les deux grandes plateformes nationales de Genève et Zurich se rapprochent de la saturation. Et si la solution passait par le développement de plus petites infrastructures?

Même si la procédure  permettant  à des avions  de 150 passagers de se poser dans la capitale est  limitée par les heures de vols militaires  (qui ont  lieu du lundi au vendredi, durant  les heures de bureau !!! ), l’aéroport civil de Sion s’offre de nouvelles possibilités de développement avec la validation de la procédure d’approche  assistée par satellite.

Pourquoi dès lors, ne pas intéresser d’autres compagnies que Etihad, engagée sur les destinations Majorque via  Buchard  Voyages et Lugano, à organiser des vols  charters  le weekend  afin de desservir d’autres destinations  tels que le Portugal – Porto et  Lisbonne, l’Espagne – stations balnéaires, l’Albanie – Tirana !!!  A réfléchir.

En marche vers un aéroport civil fort avec une faible activité militaire

Les différentes coupures de presse de ces derniers jours indiquent  que le COPIL, comité  de pilotage présidé par Jean-René Fournier,  est prêt à entrer  en matière pour l’utilisation de l’aéroport de Sion comme base de dégagement, sans cours de répétition, ni vols réguliers de jets à réaction.

D’autre part, le conseiller national Jean-Luc  Addor a déposé en date du 17.120215, une interpellation « La base aérienne  de Sion indispensable ? » auprès du Conseil Fédéral dans laquelle  il lui demande d’ « indiquer le nombre de cas (avec les dates) en 2014  et respectivement  2015, où des FA/18 ou autres jets militaires n’ont eu pour unique solution que  d’atterrir à Sion …..  »

L’Aras maintient  sa position que le Valais doit avoir un aéroport civil fort, avec une faible activité militaire qui se limiterait aux mouvements d’une base aérienne  de dégagement en cas de mauvaises conditions météorologiques sur les bases de Payerne, Meiringen ou Emmen.