Assemblée Générale 2026.

L’année 2025 et le début 2026 auront été une période historique pour l’Aéroport avec la validation par le Grand Conseil de la loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport, et ce en première lecture.

Les efforts qui ont été effectués par la Direction de l’Aéroport pour le développement des activités aéroportuaires, en accord avec les statuts de notre Association, ont été importants mais ont malheureusement été ternis par les difficultés internes de l’Aéroport. Actuellement c’est le statu quo.

Aucune construction, ni aménagements n’ont été effectués en 2025 et devront être à nouveau à l’ordre du jour, dès cette année. La Municipalité de Sion devra céder à la nouvelle société un outil en accord avec les exigences de l’OFAC (Office Fédéral de l’Aviation Civil).

Le PSIA (Plan Sectoriel des Infrastructures Aéroportuaires) doit encore être finalisé afin de pouvoir établir le règlement d’exploitation de l’Aéroport.

Les nuisances sonores et chimiques (utilisation abusive des APU et vols désordonnés d’hélicoptères) sont deux thèmes récurrents qui peinent à être résolu avec les compagnies.

Les Forces aériennes utilisent l’aéroport civil de Sion comme base de dégagement ainsi que l’espace aérien du Valais Central comme bon leur semble. La preuve, encore cette année, lors de la sécurité du WEF de ce mois de janvier, lorsqu’elles sont arrivées sans annonce préalable (embargo). Des exigences pour la diminution en termes de superficie et d’horaire (jours et heures), ont été formulées au Canton et à la Municipalité pour négociation avec le DDPS et les Forces Aériennes. Le délai est court car le contrat de 1957 et ses avenants arrive à échéance le 31.12.2026 !!!

Documents :

Fenêtres anti-bruit pour les immeubles riverains et restriction de vols dans la semaine à Payerne.

Les F-35 produisent trois décibels de plus de bruit que les F/A-18. Ce qui suscite depuis le début l’inquiétude des riverains et des élus. Or, c’est depuis l’aérodrome de Payerne qu’auront lieu le plus de décollages et d’atterrissages avec 4200 mouvements des 8200 vols prévus par an dès mi 2028 (contre 2040 à Meiringen, 1090 à Emmen et le reste à l’étranger). Des dépassements des valeurs limites du bruit seront enregistrés. Pour y remédier, le DDPS a annoncé que les habitations concernées seront équipées de fenêtres antibruit. Ceci aux frais de la Confédération. Il demande au Parlement un crédit global de 30 millions de francs à cet effet.

De plus, pour réduire la pollution sonore dans les régions près des aérodromes, l’armée a également décidé de supprimer les vols d’entraînement le lundi matin et le vendredi après-midi.

Ceci devrait inspirer nos autorités cantonales et municipales pour négocier une diminution drastique des mouvements au sol (200 au maximum actuellement) et dans l’espace aérien dans le Valais Central.
Et ceci, avant le 31.12.2026, date de la fin du contrat de 1957 et de ses avenants.   

Document :

Et si les avions régionaux consommaient 30% d’énergie en moins ?

Un système de propulsion combinant moteur thermique et moteur électrique a été testé avec succès et validé par l’autorité européenne de l’aviation EASA.

De quoi monté en gamme pour H55 qui passe des petits avions électriques à l’aviation régionale commerciale.

Document :

La loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion passe la rampe au Grand Conseil.

Le Grand Conseil a accepté, par 103 voix contre 24 et 2 abstentions, ce jeudi matin 12 mars, la Loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion, en une seule lecture. Cette nouvelle loi prévoit la création d’une société anonyme dont le capital appartiendrait en majorité aux collectivités publiques, avec au moins 34% détenu par l’Etat du Valais et au moins 20% détenu par la Ville de Sion.

Au lieu d’une prise en charge du déficit, l’aéroport recevrait une indemnisation pour des tâches d’intérêt public, estimée entre 3 et 6 millions par an. L’indemnité serait supportée à 70% par l’Etat du Valais, 20% par la Ville de Sion et 10% par l’ensemble des autres communes valaisannes. La participation des communes sera répartie sur le chiffre de population à raison de 50% et sur le nombre de nuitées à raison de 50%.

Les Vert.e.s ont demandent que le peuple valaisan soit obligatoirement consulté sur cette loi. Leur amendement a été refusé par 118 voix contre 9 et 1 abstention. Un référendum demeure toutefois possible, mais après la récolte des 3’000 signatures nécessaires.

L’Aras est satisfaite de ce résultat car l’aéroport de Sion doit devenir rapidement un aéroport civil fort avec une faible activité militaire ; cela permettra de faire barrière aux évolutions actuelles (avec le FA/18) et futures (avec le F-35A, dès 2028) des Forces Aériennes au sol comme dans les airs.

Documents :

La surveillance du WEF depuis l’aéroport de Sion, ses nuisances.

Une semaine de vacarme avec des décollages toutes les heures, de 07h30 à 20h30, parfois au-dessus de la Ville (motif : le foehn), vient de se terminer. Le brouillard à Payerne est à l’origine de la « transformation » de l’aéroport de Sion en Base Aérienne de Sion. Un communiqué de presse arrivé le lundi 19 janvier 26 à 12h07 et des FA/18 présents dans la foulée en Valais Central.

En cas de force majeure, les Forces aériennes peuvent occuper l’aéroport quand elles le veulent puisqu’ Arma Suisse est propriétaire de la piste et de plus de 65% des infrastructures. De plus, le ciel valaisan est bloqué pendant les heures de bureau – matin et après-midi – afin que leurs pilotes puissent évoluer lors d’exercices de combat. Des « Touch and go » sont effectués régulièrement afin que les pilotes puissent se familiariser avec les installations et que le personnel de Skyguide mettent à jour ses connaissances. Des prises de câble sont aussi au programme car le FA/18 est un avion de porte-avions et la piste de Sion est équipée en conséquence. Toutes ces évolutions doivent se faire selon un quota fixé contractuellement à 300 mouvements par année et ce contrat doit être renouveler au 31.12.2026.

L’aéroport de Sion doit s’organiser rapidement en tant qu’aéroport civil géré par une société d’exploitation professionnelle. La nouvelle loi sur la gestion de l’aéroport doit donc être validée cette année encore par le Grand Conseil.

Document :

24 heures – WEF: à l’aéroport de Sion, l’aviation militaire dérange autant qu’elle fascine.